Soins ambulatoires

Couverture sociale pour expatrié : les garanties  » Médecine courante / Consultations externes / Frais ambulatoires  » des mutuelles internationales

Contrairement à l’hospitalisation, les frais ambulatoires courants sont considérés comme de la « consommation médicale ». Même si l’on ne décide pas d’avoir un rhume, les quantités de médicaments et la fréquence de consultations peuvent varier d’un assuré à l’autre pour des situations similaires. La notion d’aléa ou de risque est donc moins importante pour ce volet. Plus les assurés « consommeront » des frais médicaux, plus les primes pourront être impactées l’année suivante à la hausse. Plus le choix du médecin ou du praticien s’orientera vers un spécialiste, parlant des langues, officiant dans des conditions matérielles proches de celles auxquelles l’expatrié était habitué dans son pays d’origine, plus le risque que le tarif soit élevé est important. Pour les populations habituées à entretenir leur santé grâce à un système de sécurité sociale conséquent (expatriés belges, français, luxembourgeois, néerlandais, suisses…), cette consommation médicale fait partie des habitudes de consommation et représente souvent une part importante de la sinistralité des contrats. L’impact sur les conditions de renouvellement ne sera donc pas négligeable.

 

 

Reste à charge et notion de coassurance

Le reste à charge correspond à la partie de soin qui sera assumée financièrement par l’assuré. Pour des frais de pharmacie de 30 Euro assurés à hauteur de 80%, l’assuré sera remboursé à hauteur de 24 Euro. Le reste à charge est alors de 6 Euro pour l’assuré. La part de 20% représente la part assumée par l’assuré ; on parle alors de coassurance car l’assuré devient son propre Assureur pour 20% de ses frais. Cette pratique est en ligne avec les habitudes et la pratique de certaines sécurités sociales (belge, française, luxembourgeoise…). La coassurance permet de conserver une couverture étendue – vous ne devez pas faire l’impasse totale sur certaines prestations – tout en réduisant de façon significative les primes.

Hormis pour les destinations particulièrement chères (USA, Chine, Hong-Kong…) pour lesquelles il sera conseillé de souscrire un niveau de couverture élevé (100%), il est recommandé d’opter pour 90% ou 80% pour de nombreuses destinations afin d’obtenir le meilleur rapport qualité / prix.

La franchise peut également être proposée. Ce mécanisme est plus « naturel » pour les américains, suisses… qui sont habitués à cette pratique sur leur marché domestique d’assurance santé.

 

 

Des différences significatives derrière de simples limites

– Consultations : la consultation de généraliste correspond généralement à un besoin primaire, qui est souvent utilisé par les familles pour les enfants. La fréquence d’utilisation pouvant devenir « élevée », cette garantie ne comporte généralement pas de limite. A l’instar de la consultation de généraliste, celle de spécialiste comporte presque toujours une limitation. Cette absence de limite ou cette limite doivent être considérées avec attention car un faible écart sur les primes pourrait rapidement être contre balancé par une intervention limitée de l’Assureur.

– Bilan de santé / frais préventifs : la prévention reste l’un des meilleurs remèdes et de nombreux Assureurs allouent dorénavant un montant pour ce poste. Pour certains, tous les frais préventifs sont intégrés dans ce poste et rembourseront une consultation de généraliste pour laquelle il n’existe pas de diagnostic médical (l’assuré pensait être malade mais ne l’est pas) sous cette garantie. A certains âges, il est encore plus recommandé d’engager ses frais médicaux pour vérifier régulièrement son état de santé et/ou la  compatibilité entre l’état de santé et le pays d’expatriation.

– Traitement de l’infertilité : de nombreux expatriés profitent de cette période d’expatriation pour développer les projets familiaux. Parce que ces projets peuvent être contrariés, les Assureurs proposent de plus en plus fréquemment une allocation budgétaire (plus ou moins dotée) qui couvrent rarement la totalité des frais qui pourront être engagés.

– Psychiatrie, psychothérapie et soutien psychologique : ces prestations sont destinées à apporter une première réponse en cas de coup dur (difficulté ponctuelle). L’intervention de l’Assureur est volontairement limitée dans le temps et/ou dans le montant.

– Optique : de nombreuses version et limitations existent pour rembourser les montures + verres, les lentilles (jetables ou non), voire le traitement de la myopie au laser (qui n’évite pas systématiquement le port des lunettes). Les Assureurs comptent plus ou moins sur le comportement responsable de l’assuré qui peut toujours comparer les devis de plusieurs praticiens et décider de la marque de sa monture de lunettes.